Flocons d'avoine, perturbateurs endocriniens et TDAH : les actualités à ne pas manquer cette semaine

Actualités | Publié le 04/05/2026

Petit-déjeuner : présence de cadmium dans les flocons d’avoine

Des analyses récentes montrent la présence de cadmium dans plusieurs références de flocons d’avoine. Ce métal lourd toxique est retrouvé à faibles doses dans l’ensemble des produits testés. Le cadmium est classé cancérogène et présente une toxicité rénale et osseuse. Il s’accumule dans l’organisme au fil du temps, avec un risque lié à l’exposition chronique. Une consommation quotidienne de flocons d’avoine peut contribuer de manière significative à l’apport total en cadmium, notamment en association avec d’autres sources alimentaires. Le risque est à considérer en cumul. Ces données incitent à diversifier l’alimentation et à rester vigilant quant à la qualité des produits consommés.

Perturbateurs endocriniens : réduire les cosmétiques diminue rapidement l’exposition

Limiter l’utilisation des produits cosmétiques pourrait avoir un effet rapide sur l’exposition aux perturbateurs endocriniens. Une étude menée par l’Inserm, le CNRS et l’Université Grenoble Alpes montre qu’en seulement cinq jours, la diminution du nombre de produits utilisés s’accompagne d’une baisse significative de plusieurs substances comme les parabènes, les phtalates ou le bisphénol A. Ces composés, présents dans de nombreux produits du quotidien, sont connus pour interférer avec le système hormonal et sont suspectés d’effets sur la fertilité, le développement ou certaines maladies chroniques. Ces résultats mettent en évidence l’impact direct des habitudes de consommation sur l’imprégnation de l’organisme et ouvrent des pistes simples de prévention au quotidien.

Santé environnementale : perturbateurs endocriniens

TDAH : l’intelligence artificielle pourrait permettre un dépistage bien plus précoce

Un outil basé sur l’intelligence artificielle pourrait transformer le repérage du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) chez l’enfant. En analysant les données médicales dès les premières années de vie, ce modèle serait capable d’identifier des profils à risque plusieurs années avant le diagnostic habituel. Or, de nombreux enfants présentent des signes précoces qui passent inaperçus, retardant la prise en charge. Sans se substituer au médecin, cet outil pourrait servir d’aide au dépistage, en orientant plus tôt vers une évaluation spécialisée et un accompagnement adapté, avec un impact potentiel important sur l’évolution du trouble.

Diagnostic et prise en charge du TDAH chez l'enfant et l'adolescent