Alimentation ultra-transformée : un risque accru de maladies confirmé par trois études françaises
Trois études françaises publiées le 21 mai 2026 renforcent les inquiétudes autour des aliments ultra-transformés. Menés sur plus de 100 000 personnes au sein de la cohorte NutriNet-Santé et supervisés par l'épidémiologiste Mathilde Touvier (Inserm), ces travaux montrent que les plus forts consommateurs de colorants alimentaires présentent un risque accru de diabète de type 2 (+38 %) et de cancer (+14 %). Les grands consommateurs de conservateurs, comme le sorbate de potassium (E202), voient quant à eux leur risque cardiovasculaire augmenter de 16 % et leur risque d'hypertension de 24 %. Si ces études n'établissent pas de lien de cause à effet, elles s'ajoutent à un large corpus scientifique : sur 104 études mondiales portant sur les aliments ultra-transformés, 93 pointent des effets néfastes sur la santé. Leurs auteurs appellent à limiter l'exposition aux additifs non essentiels et à privilégier les aliments peu ou pas transformés.
Repérage, prévention et prise en charge du risque cardiovasculaireTraiter l’hypertension artérielle en médecine générale : de la recommandation à la prescription efficace
Diabète de type 2 en médecine générale : de la recommandation à l’ordonnance
Cancer du poumon : une simple prise de sang pourrait améliorer le dépistage
Des chercheurs du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) ont mis au point un modèle appelé INTEGRAL-Risk, capable de mieux identifier les personnes à risque de cancer du poumon grâce à l'analyse de 13 protéines présentes dans le sang, combinée à des données classiques comme l'âge et l'historique tabagique. Testé sur près de 3 700 participants, ce test a permis de détecter 85 % des cancers du poumon survenant dans l'année suivante, contre environ 70 % pour les outils habituels. L'objectif n'est pas de remplacer le scanner, mais de mieux cibler les patients qui en ont réellement besoin, notamment ceux qui échappent aujourd'hui aux critères de dépistage classiques. Ces résultats, publiés le 18 mai 2026 dans le Journal of the American Medical Association, ouvrent la voie à une nouvelle génération de stratégies de dépistage.
Hépatite E : une technique génétique prometteuse pour neutraliser le virus
L'hépatite E provoque près de 20 millions d'infections chaque année dans le monde et reste à ce jour sans traitement antiviral spécifique et sûr. Le seul médicament utilisé, la ribavirine, est toxique pour le fœtus et voit son efficacité diminuer face aux souches résistantes. Une étude allemande publiée début mai 2026 dans la revue JHEP Reports pourrait changer la donne. Des chercheurs ont mis au point un système appelé Cas13d, une sorte de « ciseaux moléculaires » qui cible directement l'ARN du virus pour bloquer sa multiplication. Dans leurs modèles cellulaires, cette approche a permis de réduire l'infectivité du virus de 90 %. Elle s'avère également efficace contre la grande majorité des variants connus, ciblant jusqu'à 95 % d'entre eux grâce à l'association de seulement trois à quatre ARN guides. La prochaine étape consistera à mettre au point des méthodes d'administration sûres pour délivrer ce traitement directement dans l'organisme des patients.
