Incendies et pollution aux particules fines : conduite à tenir chez les patients à risque respiratoire et cardiovasculaire
Face à la multiplication des feux de forêt sur le territoire national, le ministère de la Santé appelle à une vigilance renforcée chez les patients porteurs de pathologies respiratoires chroniques (asthme, BPCO), cardiovasculaires ou immunologiques. Les panaches de fumée, transportant monoxyde de carbone, oxydes d'azote et particules fines PM2,5 sur plusieurs centaines de kilomètres, peuvent déclencher une exacerbation aiguë — notamment une majoration brutale de la dyspnée chez le patient BPCO — ou favoriser la survenue d'infections respiratoires basses. En pratique, toute aggravation symptomatique ou apparition de nouveaux signes fonctionnels doit conduire à une consultation non programmée ou à un appel au SAMU-Centre 15 en cas de détresse ventilatoire. Les mesures de confinement à domicile (fermeture des ouvrants, arrêt de la VMC, évitement des activités physiques en extérieur) s'appliquent en priorité aux sujets fragiles ; seuls les masques FFP2/FFP3 offrent une protection filtrante efficace contre les microparticules, les masques chirurgicaux étant insuffisants dans ce contexte.
Pollution de l'air extérieur, canicules et changement climatiquePilules contraceptives au désogestrel et à l'étonogestrel : l'Europe renforce les mises en garde sur le risque de méningiome
Le PRAC (comité de pharmacovigilance de l'EMA), réuni début juillet 2026, publie de nouvelles recommandations concernant les contraceptifs hormonaux contenant du désogestrel (Cérazette, Optimizette, Antigone) et l'implant à l'étonogestrel (Nexplanon), dont l'utilisation prolongée au-delà d'un an est associée à un risque accru de méningiome intracrânien. Les RCP de ces spécialités seront mis à jour pour intégrer cet effet indésirable, et une communication aux professionnels de santé sera diffusée à l'échelle européenne. En pratique, tout signe neurologique évocateur — céphalées persistantes, déficit moteur focal, troubles visuels ou épilepsie d'apparition récente — doit conduire à l'arrêt immédiat du contraceptif et à l'orientation vers un neurochirurgien ; la prescription de ces progestatifs reste contre-indiquée en cas d'antécédent de méningiome.
Aide à mourir : ce que l'on sait du protocole pharmacologique létal en attendant les décrets d'application
Adoptée définitivement par l'Assemblée nationale le 16 juillet 2026, la loi sur l'aide à mourir confie à la HAS le soin de définir d'ici fin 2026 les substances létales et leurs modalités d'utilisation. En s'appuyant sur les données des pays pratiquant déjà l'euthanasie ou le suicide assisté (Canada, Belgique, Pays-Bas), le protocole intraveineux s'articule en trois temps : anxiolyse initiale par benzodiazépines, induction du coma par barbituriques à hautes doses (propofol ou phénobarbital), puis administration d'un curare induisant l'arrêt respiratoire en quelques minutes — avec un taux de complications estimé à 1-2 % dans la littérature. Par voie orale, le protocole repose sur un antiémétique, un anxiolytique, puis du pentobarbital ou phénobarbital pour l'induction d'un coma profond, avec un délai de décès variable de quelques minutes à quelques heures. Sur le plan organisationnel, la substance létale est prescrite par le médecin, préparée par une pharmacie hospitalière, remise au praticien ou à l'infirmier via une officine de ville, et toute préparation non utilisée doit être rapportée pour destruction.
