Physalies, allergie à l'arachide et Doctolib : les actualités à ne pas manquer cette semaine

Actualités | Publié le 10/08/2026

Physalies sur le littoral aquitain : rappel des gestes de prise en charge et des complications à ne pas sous-estimer

Depuis fin juillet 2026, la présence de physalies (Physalia physalis) entraîne des fermetures répétées de plages du bassin d'Arcachon à la côte basque. Ces cnidaires pélagiques, portés par les vents dominants depuis les eaux tropicales, délivrent via leurs filaments nématocystes un venin provoquant une réaction urticante intense, pouvant persister une à deux heures. Le centre antipoison du CHU de Bordeaux rappelle que des complications graves — tétanie musculaire, voire détresse respiratoire susceptible d'entraîner une noyade — surviennent dans 8 à 10 % des cas. La prise en charge symptomatique repose sur l'application de mousse à raser sur la zone de contact (immobilisation des nématocystes), le retrait mécanique des résidus de filaments et le rinçage à l'eau de mer vinaigrée — le rinçage à l'eau douce étant contre-indiqué car il favorise la décharge des nématocystes résiduels. Tout patient consultant pour piqûre de physalie doit faire l'objet d'une surveillance clinique rapprochée à la recherche de signes de détresse ventilatoire ou de réaction anaphylactique.

Allergie à l'arachide chez le tout-petit : l'immunothérapie orale progressive démontre un taux de tolérance de 82 % à 3 ans dans un essai randomisé contrôlé

Premier essai contrôlé randomisé d'immunothérapie orale (ITO) à faible dose d'entretien mené chez l'enfant de 1 à 3 ans, cette étude du Karolinska Institutet (Dr Caroline Nilsson), portant sur 75 enfants avec allergie confirmée à l'arachide, démontre qu'après 3 ans de désensibilisation progressive — initiation hospitalière suivie d'une prise quotidienne à domicile augmentée toutes les 4 à 6 semaines jusqu'à une dose d'entretien d'environ 1,5 cacahuète/jour — 82 % des enfants du groupe intervention tolèrent au moins 3,5 cacahuètes sans réaction, contre 12 % dans le groupe contrôle (éviction stricte) ; la majorité tolérant jusqu'à 25 cacahuètes. Le profil de tolérance est favorable, les effets indésirables étant majoritairement bénins (prurit buccal, éruption cutanée), les réactions sévères se concentrant lors des phases d'escalade posologique. Ces données plaident pour une prise en charge désensibilisante précoce de l'allergie à l'arachide dès la petite enfance, sous stricte supervision allergologique, toute tentative d'ITO en dehors d'un cadre médical contrôlé restant formellement déconseillée.

Doctolib exploite les données de santé de ses utilisateurs à des fins de recherche IA : les patients peuvent s'y opposer avant le 30 septembre

Depuis le 1er août 2026, Doctolib utilise les données démographiques et de santé de ses 50 millions d'utilisateurs — antécédents médicaux, médicaments prescrits, diagnostics, ordonnances, imageries, analyses biologiques, y compris les données saisies par les soignants — dans le cadre d'un programme de recherche en IA sur trois ans, mené en collaboration avec l'équipe HeKA (Inria, Inserm, Université Paris Cité), visant à développer des outils d'aide à la décision clinique pour l'anticipation de l'évolution des pathologies et l'optimisation des parcours de soins. Le consentement étant considéré comme acquis par défaut au titre de la recherche d'intérêt public, la Ligue des droits de l'Homme et Que Choisir Ensemble alertent sur les risques de fuite de données et sur le caractère potentiellement réversible de la pseudonymisation mise en avant par Doctolib. Les patients souhaitant s'opposer à l'utilisation de leurs données disposent jusqu'au 30 septembre 2026 pour exercer leur droit d'opposition, via le formulaire en ligne dédié ou par mail à contact.dataprivacy@doctolib.com.