Grève des médecins libéraux : retour sur une mobilisation nationale
Le mouvement de grève des médecins libéraux a entraîné des fermetures de cabinets et des reports de consultations, avec une participation variable selon les territoires. Les premiers bilans ont évoqué un impact global limité sur l’activité, notamment au regard des feuilles de soins enregistrées. En parallèle, certains syndicats, dont des représentants de chirurgiens, ont évoqué la possibilité de durcir le mouvement par des actions ciblées, comme une grève des gardes. Dans ce contexte, le directeur de l’Assurance maladie a proposé le retrait de plusieurs dispositions contestées. La mobilisation s’est finalement conclue, plusieurs organisations estimant avoir obtenu des ajustements significatifs.
Grippe : risque de reprise de l’épidémie et mortalité déjà élevée
Après un premier pic, les indicateurs suggèrent une possible reprise de la circulation grippale sur le territoire. Cette évolution s’accompagne d’une mortalité déjà jugée élevée, en particulier chez les personnes âgées et les sujets fragiles. En médecine de ville, une hausse des consultations est de nouveau observée, notamment chez les enfants. Les autorités sanitaires appellent à maintenir la vigilance sur le diagnostic et la prévention dans un contexte de circulation encore active des virus grippaux.
Nouvelle feuille de route pour l’obésité
Le gouvernement présente une feuille de route actualisée pour la prise en charge de l’obésité, centrée sur le repérage précoce des patients, en particulier en soins primaires. Elle prévoit une structuration du parcours de soins et un renforcement de la formation des professionnels afin d’améliorer le dépistage, l’orientation et le suivi à long terme. Le document intègre également les évolutions thérapeutiques récentes, notamment autour des traitements par analogues du GLP-1, dans une logique de prise en charge coordonnée.
Dépenses de médicaments remboursés : une forte concentration des coûts
Les remboursements de médicaments délivrés en pharmacie de ville atteignent 27,2 milliards d’euros en 2024, une hausse notable par rapport à l’année précédente. Cette dynamique est portée par un nombre limité de traitements innovants et très spécialisés, dont certains représentent des coûts annuels très élevés par patient. À l’inverse, les médicaments les plus prescrits en volume contribuent peu aux dépenses totales. Ces données illustrent une concentration croissante des coûts pharmaceutiques sur des produits à forte valeur thérapeutique.
L’OMS recommande des taxes plus élevées sur l’alcool et les boissons sucrées
L’Organisation mondiale de la Santé appelle à renforcer la fiscalité des produits à enjeu de santé publique, en particulier l’alcool et les boissons sucrées, afin d’en augmenter significativement les prix. Selon l’OMS, ces mesures de taxation peuvent contribuer à réduire la consommation de ces produits et, par voie de conséquence, diminuer l’incidence des maladies liées à l’alcool et à la surconsommation de sucre. Cette recommandation s’inscrit dans une stratégie plus large de prévention des facteurs de risque de maladies non transmissibles.
Réseaux sociaux et santé mentale des adolescents : ANSES met en garde
Une expertise de l’ANSES souligne l’impact majeur des réseaux sociaux sur la santé mentale des adolescents. Elle documente une association entre l’usage intensif des plateformes et une augmentation des symptômes d’anxiété, de détresse psychologique, de troubles du sommeil et de baisse de l’estime de soi. Pour limiter ces effets, l’ANSES recommande une refonte des fonctionnalités des réseaux sociaux, notamment une meilleure protection des données, des dispositifs de contrôle parental efficaces et des modifications visant à réduire les contenus potentiellement nocifs pour les jeunes. Ces pistes s’inscrivent dans une stratégie de prévention plus large, visant à préserver le bien-être psychique des adolescents.
