Santé publique France : une réorientation qui interroge
Le ministère de la Santé a engagé une réorganisation de Santé publique France, avec un recentrage de ses missions autour de priorités nationales. Cette réorganisation entraîne une réduction de certaines prérogatives de l’agence, ce qui soulève des inquiétudes au sein de la communauté scientifique et médicale. Plusieurs observateurs critiquent une possible érosion de l’indépendance scientifique de l’institution et une perte de capacité à conduire des évaluations de santé publique neutres. Les débats portent également sur l’impact de cette réorientation sur la production de données épidémiologiques et sur la prévention des risques sanitaires à long terme. Le dialogue entre autorités sanitaires et acteurs de santé reste ouvert autour de ces évolutions.
Prescriptions de benzodiazépines toujours élevées chez les seniors
Les données de santé récentes montrent que les prescriptions de benzodiazépines et produits apparentés restent élevées chez les personnes âgées, malgré les recommandations de réduction de ces prescripteurs à risque. Chez les seniors, ces médicaments sont associés à des effets indésirables accrus, notamment des troubles cognitifs, des chutes et une dépendance possible. Une part importante des prescriptions est jugée inappropriée, en particulier lorsqu’elle se prolonge au-delà des durées recommandées. Les résultats soulignent la nécessité d’interroger régulièrement l’usage de ces psychotropes dans cette population, notamment en soins primaires, et de favoriser des alternatives lorsque cela est possible.
Utilisation d’hexane dans l’agroalimentaire épinglée par un rapport parlementaire
Un rapport parlementaire met en lumière l’utilisation de l’hexane, un solvant toxique, dans certains procédés de transformation alimentaires. Le document souligne des risques potentiels pour la santé, notamment en cas de résidus dans des ingrédients alimentaires courant comme certaines huiles ou protéines extraites. Il appelle à une meilleure surveillance et à des évaluations plus strictes de l’exposition alimentaire à ce composé. Des voix, dont des organisations de santé environnementale, plaident pour une interdiction de l’hexane dans la chaîne agroalimentaire et pour des solutions de substitution. Le débat s’inscrit dans une réflexion plus large sur la sécurité des procédés industriels et la protection du consommateur.
Fin de vie : le Sénat rejette l’aide active à mourir et adopte une PPL sur les soins palliatifs
Le Sénat a rejeté le projet de loi visant à instaurer une aide active à mourir, estimant que le texte ne répondait pas aux conditions légales et éthiques requises pour une telle réforme. À la place, il a adopté une proposition de loi axée sur le renforcement des soins palliatifs, visant à améliorer l’accompagnement des patients en fin de vie et la qualité des soins offerts. Le rejet du texte sur l’aide active à mourir devrait conduire à une nouvelle lecture à l’Assemblée nationale, où le débat parlementaire pourrait être relancé. Cette séquence illustre les divergences profondes entre les chambres sur les questions éthiques entourant la fin de vie et la manière d’y répondre dans le cadre législatif.
Aux États-Unis, une IA autorisée à renouveler des ordonnances sans consultation directe
Une intelligence artificielle a obtenu une autorisation réglementaire permettant de renouveler des prescriptions médicales sans intervention directe d’un médecin aux États-Unis. Cette IA peut analyser les données du patient et décider du renouvellement de traitements chroniques dans des conditions définies par les autorités sanitaires américaines. La mesure s’inscrit dans l’expérimentation de solutions numériques visant à désengorger les services de santé et à améliorer l’accès aux soins, en particulier pour la gestion de pathologies stables. Elle suscite toutefois des discussions sur les implications cliniques, éthiques et réglementaires d’une telle délégation à un système automatisé.
