L'actualité médicale de la semaine du 2 au 6 mars

Actualités | Publié le 09/03/2026

Pharmaciens : un nouveau code de déontologie avec des responsabilités élargies

Un nouveau code de déontologie des pharmaciens a été publié au Journal officiel afin d’actualiser les règles encadrant l’exercice de la profession. Le texte précise notamment les devoirs envers les patients, le secret professionnel et les conditions d’information du public. Il introduit aussi l’obligation pour le pharmacien d’agir lorsqu’il suspecte des violences, sévices ou privations chez une personne qu’il prend en charge. Le code rappelle par ailleurs l’exigence d’indépendance professionnelle et assouplit certaines règles concernant la communication et l’information en officine. Cette réforme vise à adapter les obligations déontologiques aux évolutions récentes du métier et du système de santé.

Violences conjugales : un repérage encore insuffisant en médecine générale

Selon une enquête relayée par la Haute Autorité de Santé, les médecins généralistes interrogent encore trop rarement leurs patientes sur d’éventuelles violences conjugales. En 2025, seulement 5 % des femmes déclarent avoir été questionnées à ce sujet lors d’une consultation récente. Pourtant, une proportion importante de patientes indique qu’elle aurait accepté d’en parler si la question avait été posée. La HAS rappelle que, depuis 2019, elle recommande aux professionnels de santé de premier recours d’aborder systématiquement ce sujet afin de faciliter la parole et améliorer le repérage des situations à risque.

Anti-obésité GLP-1 : un possible effet sur les addictions

Des travaux récents suggèrent que les médicaments de la classe des agonistes du GLP-1, utilisés contre le diabète et l’obésité, pourraient aussi réduire certaines conduites addictives. Des analyses menées sur de larges bases de données montrent une association entre la prise de ces traitements et un risque plus faible de troubles liés à l’alcool, au tabac ou à d’autres substances. Les chercheurs avancent l’hypothèse d’un effet sur les circuits cérébraux de la récompense, impliqués à la fois dans l’alimentation et les addictions. Toutefois, ces résultats restent principalement observationnels et nécessitent des essais cliniques pour confirmer un éventuel usage thérapeutique dans ce domaine.

Obésité : un nouveau parcours de soins désormais remboursé

Un parcours de soins coordonné renforcé pour l’obésité complexe de l’adulte est désormais pris en charge par l’Assurance maladie. Ce dispositif s’adresse aux patients présentant une obésité sévère ou associée à certaines complications et vise à structurer leur prise en charge sur la durée. Il associe suivi médical, accompagnement diététique, soutien psychologique et activité physique adaptée dans une approche pluridisciplinaire. L’objectif est d’améliorer la coordination des soins et l’autonomie des patients dans la gestion de leur maladie.

Dommage associé aux soins : la HAS donne des repères pour l’annoncer au patient

La Haute Autorité de Santé propose des recommandations pour aider les professionnels à annoncer à un patient un dommage associé aux soins, qu’il soit physique ou psychologique. Cette annonce constitue une obligation d’information et doit intervenir rapidement après la survenue de l’événement, dans un cadre propice au dialogue. L’objectif est d’expliquer les faits connus, d’exprimer des regrets si nécessaire et de répondre aux questions du patient et de son entourage. La HAS insiste sur l’importance d’une communication claire et empathique afin de préserver la relation de confiance et d’accompagner le patient dans la compréhension de ce qui s’est produit.